De l’amour des timbres

Par Olivier Bruzek

Nos lettres en papier sont bien plus que des histoires originales en épiZodes. Les nombreux retours d’expérience des premiers abonnés sont formels. Notre concept fait mouche. Il tombe à pic à un moment où l’on s’interroge sur la relation enfant-écran. Et parmi les petits détails qui font mouche, il y a nos timbres. Chacune des sept enveloppes hebdomadaires épiZ remise à l’enfant est ornée d’un timbre de collection.

Tout est parti d’un constat. Aujourd’hui, la philatélie est un art en perdition. Avec l’émergence du e-mail, l’univers du timbre péréclite. Pendant des années, moi-même, reprenant une initiative entamée par ma chère mère, j’ai conservé pieusement des centaines et des centaines de timbres. Puis, voyant le peu d’intérêt de mes propres enfants pour les timbres, je n’ai pas hésité une seule seconde. J’ai décidé de leur offrir une nouvelle vie.

Tout est parti d’un article paru dans le Guardian. C’est là, où je me suis demandé ce que je pouvais faire de mes timbres. Les vendre ? Bof. Les offrir ? Oui ! Voilà pour la génèse. L’évidence s’est alors imposée. Chacun de ces timbres qui avait déjà parcouru des milliers de kilomètres pouvait encore servir en faisant rêver d’autres enfants.

Le croirez-vous, mais Mathieu un fidèle lecteur corse de 9 ans et supporter de l’AC Ajaccio a commencé une collection depuis qu’il reçoit nos timbres. En m’avouant cela, il ne pouvait pas me faire plus plaisir. Merci à toi, mon grand !

A la maison aussi, j’ai fait des émules. Mes filles sont des collectionneuses compulsives. Après avoir entassé les capsules de soda, de bière, et d’eau minérale, elles ont traquées les pièces plus ou moins rares de nos euros. Mais depuis qu’elles ont découvert les timbres, elles estiment avoir un droit de regard sur ceux que j’envoie à nos lecteurs. Mieux, sur la liste de leurs cadeaux de Noël, elles m’ont demandé un album de philatélie.

A la faveur d’épiZ, je redécouvre pourquoi j’ai tant aimé les timbres. Ils sont des reflets fidèles d’autres époques, d’autres cultures. Politiques pour certains, légers pour d’autres, ils sont assurément des témoins, des jalons même, du temps qui passe. Les époques trépassent et les timbres demeurent.

De tout cœur, si votre enfant se découvre une passion pour les timbres à la faveur de ses épiZodes, s’il vous plaît, faites-le moi savoir. C’est avec plaisir que je lui en glisserai quelques autres comme je m’apprête à le faire pour Mathieu. Mais chut ! Pas un mot, il ne le sait pas encore…