Lire et faire lire

La nouvelle est tombée il y a quelques jours seulement. Le niveau de lectures des jeunes Français de CM1 est en baisse. Les résultats de l’étude internationale Pirls sont sans ambiguité. Les élèves saisissent moins le sens des textes qu’on leur soumet.

Les causes peuvent être multiples. Mon propos n’est pas d’entrer dans le débat des méthodes d’apprentissage de la lecture, il est une évidence, il est impératif de multiplier les occasions de lecture aux enfants.

Il y a cinquante ans, les petits élèves français faisaient encore une dictée par jour. Cette politique a eu un mérite : faire en sorte que des générations entières maîtrisaient l’orthographe. Dans le même temps, on rappelait que l’unique source de la culture et du savoir passait par les livres. C’est encore largement le cas. La multiplication des écrans a beau faire vaciller cette vérité, aujourd’hui, rien de tel qu’un livre, pour apprendre et comprendre notre monde. Or, pour saisir les plus subtiles nuances d’un monde, il est essentiel d’en maîtriser les finesses : le sens des mots et de la grammaire. On doit lire comme on fait des gammes : régulièrement.

Il n’y a pas de recette miracle pour donner le goût de la lecture aux enfants. Mais il y a de nombreuses pistes. Il faut, tout d’abord, prendre le temps le temps de lire avec eux. Cette étape d’accompagnement pose des bases déterminantes pour l’avenir : celles du mimétisme. Des parents multiplient ainsi des petites astuces pour que l’enfant saute le pas. Ils commencèrent à lire un paragraphe et incitent le jeune enfant à prendre la relève. Pour les plus jeunes encore, ils les invitent à reconnaître les lettres. L’idée n’est pas de se substituer à l’apprentissage fait à l’école, mais de rendre ludique et efficace les minutes de la lecture le soir.

Pour les plus grands, je ne connais pas d’autres secrets que la surprise. Il faut que les enfants aient envie de se plonger dans les livres. Or, pour cela, rien de tel qu’épiZ ! La forme de nos récits épistolaires, aussi que le fond (le suspense systématique d’un épisode à l’autre) conduisent les enfants à gérer une impatience. Ils n’ont pas d’autre solution que d’attendre la suite. Ils se plongent alors dans l’épisode suivant avec délectation. Les jours passent et les semaines s’enchaînent. Sans grand effort, épiZ leur aura faire lire, sans effort, autour de 200 pages mensuelles.

Nos lettres ont un mérite. Contrairement à un livre qui peut sembler vertigineux avec sa pagination importante, nos abonnés ne voient passer que quelques pages par jour. L’effort à fournir pour aller au terme de l’histoire semble alors négligeable pour l’enfant.